mardi 14 juin 2022

Le prieuré de l'oranger - Samantha Shannon

Le prieuré de l’oranger


informations :

Autrice : Samantha Shannon

Editeur : De Saxus / J’ai lu 

Genre : fantasy

Prix :24,90€ / 8,90€

Nombre de pages : 960 (grand format)

Existe en format poche ? : oui 

Temps de lecture (pour moi) : 1 semaine


Résumé :

La maison Berethnet règne sur l'Inys depuis près de mille ans. La reine Sabran IX qui rechigne à se marier doit absolument donner naissance à une héritière pour protéger son reinaume de la destruction, mais des assassins se rapprochent d'elle...

Ead Duryan est une marginale à la cour. Servante de la reine en apparence, elle appartient à une société secrète de mages. Sa mission est de protéger Sabran à tout prix, même si l'usage d'une magie interdite s'impose pour cela.

De l'autre côté de l'Abysse, Tané s'est entraînée toute sa vie pour devenir une dragonnière et chevaucher les plus impressionnantes créatures que le monde ait connues. Elle va cependant devoir faire un choix qui pourrait bouleverser son existence.

Pendant que l'Est et l'Ouest continuent de se diviser un peu plus chaque jour, les sombres forces du chaos s'éveillent d'un long sommeil... Bientôt, l'humanité devra s'unir si elle veut survivre à la plus grande des menaces.

Notes :

Originalité : 5/5 

Addiction : 2/5

Personnages : 3,5/5

Plume de l’auteur : 3/5

Univers : 4/5


Globale : 3,5/5


Mon avis :


Bon, après m’être attaquée à la lecture de cet énorme pavé, je dois donner mon avis, ce qui risque d’être compliqué. Expliquer ce qu’on a aimé ou pas sur un roman de 1000 pages, c’est pas chose facile ! 


Déjà, il faut savoir que je me suis motivée à lire ce roman grâce aux avis élogieux sur les réseaux, sinon sa taille m’aurait clairement jamais donné envie de le lire, ou alors en poche où il est divisé en deux. Et je suis heureuse d’avoir finalement découvert “Le prieuré de l’oranger” même si ce ne fut pas une lecture de tout repos.


Résumer le roman serait trop difficile, il y a plusieurs intrigues qui sont liées mais très différentes. On suit quatre personnages principaux qui vivent des choses différentes, mais qui se croisent à des moments et qui vont se retrouver mêlés à la même histoire.

Le monde est divisé en pays qui ne suivent pas la même religion : il y a ceux qui croient en la Vertu, provenant d’une histoire d’un courageux homme qui a tué le wyrm Sans-Nom pour sauver le monde de son influence. Les adeptes de cette religion sont absolument contre les dragons, même s’ils sont très différents des wyrms méchants. Et puis de l’autre côté, on a ceux qui vénèrent les dragons, considérés comme des dieux et les réels sauveurs.

Le personnage qu’on suit principalement est Ead, une femme infiltrée à la cour de la reine d’Inys, Sabran, pour protéger cette dernière. Derrière sa facette de femme de chambre, Ead cache des pouvoirs qui lui permettent de surveiller qu’aucune attaque n’est lieu contre la Reine. Malgré le fait qu’elle n’adhère pas à la Vertu, Ead a le devoir de protéger Sabran jusqu’à ce que cette dernière enfante pour donner une héritière à la lignée.

On suit également Loth, un ami d’Ead, et surtout un proche ami de Sabran, qui a été exilé par le maître-espion de la Reine qui le considérait comme un obstacle à un possible mariage de la Reine avec un prince d’un autre pays pour créer une alliance. 

Il y a ensuite Tané, une jeune fille qui est en passe de devenir Dragonnière.

Et enfin, Niclays Roos, un vieil alchimiste exilé loin d’Inys pour avoir menti à la Reine.


Avec ses quatre personnages, on va suivre toute l’intrigue autour du retour du Sans-Nom. Mais malgré qu’on suive quatre personnages différents, ils ont tous du lien par rapport à un autre, et c’est super intéressant en tant que lecteur de pouvoir faire le rapprochement entre les découvertes et les rencontres de chaque narrateur.


Le plus gros problème de ce roman, c’est sa longueur. C’est vite démotivant de ne pas avoir l’impression d’avancer. Surtout que personnellement j’ai eu la mauvaise idée de le commencer à une période où j’étais à fond dans une série, donc j’ai mis énormément de temps avant de pouvoir rentrer dans l’histoire.


Et puis, le début est compliqué. On rentre dans un univers très riche. On nous parle de mille lieux différents, de mille personnages. Heureusement qu’il y avait une carte et un glossaire de tous les personnages évoqués car sinon je ne m’y serais jamais retrouvée.

Après, cela témoigne bien de l’ingéniosité et de l’imagination de l’autrice. Elle a créé un univers complet, avec un passé, une cartographie énorme… Le tout tient parfaitement la route. Et c’est assez extraordinaire pour un “one-shot”, bien qu’à presque 1000 pages il est différent des one-shots habituels.


Mais voilà, c’est compliqué de rentrer dedans, surtout si on ne se met pas à fond. Cela fait que j’avançais petit à petit. Heureusement j’ai fini par me prendre pour certains personnages, notamment Ead et Loth que j’ai adorés. 

Niclays par contre m’a beaucoup moins plu, il est complètement égoïste, lâche et prend de mauvaises décisions. 

Pour Tané, on ne la voit pas trop, mais je l’ai bien aimée sur la fin car elle prend confiance en elle.

On a énormément de personnages “secondaires” qui ont un rôle très important et qui enrichissent l’histoire. Notamment la reine Sabran, que j’ai fini par beaucoup aimer car elle accepte de voir les choses autrement et montre une certaine fragilité derrière le bouclier de métal qu’elle s’est construit pour régner sur son royaume.


L’histoire a évidemment un objectif final : empêcher le retour du Sans-Nom. Mais pour ça, les personnages doivent d’abord comprendre comment il a été battu la première fois, accepter que des pans entiers de la Vertu sont fondés sur des mensonges, accepter de se lier aux ennemis pour combattre le vrai Ennemi commun… Et finalement, la scène badasse de fin est très mince par rapport au reste du roman, à peine quarante pages. 


Je pense aussi que le fait que ce soit de la Fantasy adulte a participé à ma difficulté à rentrer dans l’histoire, car je n’ai pas l’habitude moi qui tourne plutôt autour du young adult. C’est très différent, c’est beaucoup plus riche et construit, mais j’ai plus de mal à m’attacher aux personnages et il y a cet effet de longueur.


Après, il faut dire ce qu’il faut : le roman en lui-même fait le détour. C’est un travail énorme de l’autrice. 


En conclusion, un énorme pavé qui vaut le détour bien que j’aurais eu un peu de mal avec lui. Un univers extrêmement riche, avec énormément de personnages, bien qu’on suive surtout quatre personnages, beaucoup de détails et de liens entre chaque point de vue. Je n’ai pas complètement réussi à entrer dans l’univers, je n’ai pas forcément accroché avec les personnages et j’ai trouvé parfois démotivant d’impression de ne pas avancer, mais je ne peux que saluer le travail impressionnant de l’autrice pour son histoire.

Landon & Shay Tome 2 - Brittainy C. Cherry

 Landon and Shay tome 2

/!/ risque de spoil du tome 1 

informations :

Auteur : Brittainy C. Cherry

Editeur : Hugo roman

Genre : romance

Prix : 17€ / 7,60€

Nombre de pages : 430 

Existe en format poche ? : oui

Temps de lecture (pour moi) : 1 journée


Résumé :

Shay est tombée amoureuse d'un garçon. Un beau garçon, blessé, enfermé dans son monde d'angoisse. Tout le monde l'avait prévenue. Mais elle n'a pas écouté. Ils étaient jeunes et idiots. Dangereusement amoureux. Rien d'autre ne comptait. Ils protégeaient leur amour en le gardant secret. C'était leur histoire, et tout a fonctionné jusqu'à ce que leurs vies changent à jamais. Le garçon qu'elle aimait est devenu le nouveau chouchou d'Hollywood.

La carrière de Landon a éclaté alors que celle de Shay a stagné. Il a connu un succès énorme alors qu'elle affrontait de multiples échecs. Il a construit sa vie, elle a vu ses rêves s'éloigner. Leur équilibre s'est effondré. Dans les contes de fées, l'amour est plus fort que tout. En réalité, l'amour était en train de les perdre. Shay a toujours su que Landon avait une place dans sa vie. Elle n'est plus sûre d'avoir encore une place dans la sienne.

Le destin leur donnera-t-il une nouvelle chance ?

Notes :

Originalité : 2/5

Addiction : 4,5/5

Personnages : 4/5

Plume de l’auteur : 4/5


Globale : 4/5


Mon avis :


J’avais hâte de continuer à suivre les personnages de Landon et Shay après avoir découvert leur histoire dans le tome 1.


Je pensais les retrouver à l’âge adulte. Mais pas du tout, d’abord on les suit dans leur entrée dans les études supérieures, et surtout dans leur couple à distance. Landon est à Los Angeles, parti pour surmonter sa dépression. Il voit une psychologue très régulièrement, essaie de se faire découvrir dans le monde d'Hollywood et écrit régulièrement à Shay. C’est un garçon totalement différent de ce que l’on a pu découvrir au début du tome 1. Maintenant il est fou amoureux, et même si beaucoup essaient de décourager Shay à poursuivre cette relation, elle croit en lui et en leur amour. Elle sait qu’il lui reviendra quand il sera prêt, quand il sera guéri. En attendant, elle le soutient de tout son être.

Pourtant, il faut bien que quelque chose foire à un moment, puisque dans “Eleanor and Grey” nos personnages se sont perdus de vue depuis plusieurs années. Et en effet, les choses foirent. Un événement terrible arrive, Landon se referme sur lui-même, repousse Shay, en devient blessant, et se plonge corps et âme dans sa carrière d’acteur qui explose et où il peut se cacher derrière un masque.

C’est plus de dix ans après que nos deux protagonistes se retrouvent, leur histoire croisant celle d’Eleanor et Grey. Mais Shay n’a plus confiance en Landon, elle ne veut plus rien de lui, elle lui en veut énormément. Landon s’en veut aussi. Lui qui commence à aller réellement mieux, enfin, souhaite prouver à son amour de jeunesse qu’il est prêt à être avec elle. L’un comme l’autre ne peuvent pas ignorer l’attraction qui existe toujours entre eux. 


J’ai été étonnée de retrouver nos protagonistes encore jeunes. Je pensais vraiment qu’on allait faire dans le temps, les retrouver à trente ans et apprendre qu’ils s’étaient perdus de vue. Mais en fait c’est plus compliqué. Ils ont tenté de continuer leur amour, et ça partait bien, malgré la distance, malgré le peu de visites possible, ils se battaient. Jusqu’à ce que Landon se referme et garde tout pour lui.

J’en ai voulu à Landon pour son comportement. Je comprenais qu’il était dépressif, avait une faible estime de lui-même et que cet événement l’ait détruit, mais la façon dont il se met à ignorer Shay qui fait tout pour le soutenir m’a déplu. Cela m’a énervé, car Shay patiente, est là quand il veut bien avant qu’il disparaisse pendant des semaines. Shay me faisait de la peine, perdue entre son amour pour ce garçon, mais en même temps elle ne pouvait plus supporter cette situation.


Nos deux personnages se retrouvent treize ans après. Grey fait le lancement de sa marque de Whiskeys. Shay est invitée car Eleanor, sa cousine, sera présente. Et Landon car sponsorise la marque. Leurs retrouvailles sont inévitables. Et explosives. Les comportements ont beaucoup changé. Landon veut se faire pardonner, Shay ne veut pas pardonner. Pourtant, malgré les années passées, il y a toujours cette petite étincelle entre eux.


 Je n’ai toujours pas eu de coup de coeur pour les personnages. J’aime beaucoup Shay, mais je ne la trouve pas assez approfondie, je trouve qu’il manque quelque chose pour la rendre plus attachante. Avec Landon je fluctue, je l’aimais beaucoup au début du livre, puis je l’ai détesté, puis j’ai commencé à lui pardonner quand on voit qu’il a réellement changé et veut faire mieux.

Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce tome-ci, c’est qu’on retrouve les personnages de “Eleanor and Grey”. Déjà ces deux protagonistes, mais très peu. C’est surtout Karla, la fille aînée de Grey, qui est énormément présente. Cette jeune fille de quatorze ans qui a vécu des événements traumatisants : un accident de voiture qui a tué sa mère et l’a défiguré elle, l’harcèlement à l’école, et le rejet de son père qui se plonge dans le travail pour noyer sa peine. Shay comme Landon essaient d’être le plus présent pour elle. Landon est là pour la faire parler, se confier, parce qu’avec les épreuves qu’il a lui-même vécues, il arrive à trouver les mots pour l’aider. Shay la soutient à sa manière, en l’aidant à écrire des romans, vu qu’elle écrit des scénarios. C’était touchant, et j’ai aimé voir cette enfant être entourée ainsi.

On a aussi Raine, la meilleure amie de Shay et de Landon, maintenant enceinte, que j’adore. Elle est drôle, ne sait rien garder pour elle et est une si bonne amie.


Pour le reste, je n’ai pas trouvé qu’il y avait beaucoup de retournements. L’histoire est divisée entre la partie de la relation à distance et celle des retrouvailles une fois adultes. La deuxième partie est surtout centrée sur le fait que Landon essaie de prouver son amour, et que Shay n’a plus confiance dans les hommes. Entre ce qui est arrivé sa grand-mère, sa mère et ensuite elle, elle repousse dès qu’on peut un tant soit peu la blesser. Donc le tout est beaucoup basé sur cette reconstruction. 

On parle quand même d’un peu autre chose, comme Karla, mais aussi le travail d’acteur de Landon, les projets de Shay qui n’arrive pas à percer en tant que scénariste, la partie de vie où Landon a complètement rejeté Shay …


Le tout n’est pas mauvais, loin de là, c’est juste que j’en attendais plus. Mais j’ai aimé ma lecture, preuve étant que je l’ai lue en cinq heures sans lâcher le roman. La plume de l’autrice aide beaucoup étant très agréable à lire.


En conclusion, un second tome qui ne sera toujours pas un coup de coeur mais tout de même une bonne lecture. Des personnages que j’apprécie et déteste parfois aussi. Une trame d’histoire qui ne contient pas beaucoup de retournements de situation, mais tout de même une histoire prenante et touchante.


Aristote et Dante plongent dans les eaux du monde - Benjamin Alire Saenz

 Aristote et Dante plongent dans les eaux du monde



informations :

Auteur : Benjamin Alire Saenz

Editeur : Pocket Jeunesse

Genre : romance lgbt

Prix :18,90€

Nombre de pages : 600 

Existe en format poche ? : non

Temps de lecture (pour moi) : 2 jours


Résumé :

Depuis qu'Ari a rencontré Dante, sa vie a basculé. Il ne cherche plus à se rendre invisible. Il ne fuit plus la compagnie des autres. Mais le souvenir de son frère emprisonné hante toujours ses nuits, son père est plus secret que jamais, et l'avenir est une terrifiante page blanche. Surtout, il ne sait que faire de ce désir envahissant qui ne lui laisse aucun répit...

Main dans la main, Aristote et Dante se tiennent prêts à affronter la violence d'un univers qui hait la différence.

Notes :

Originalité : 3/5

Addiction : 4,5/5

Personnages : 4,5/5

Plume de l’auteur : 4,5/5


Globale : 4,5/5


Mon avis :


Avant toute chose, je tenais à remercier Babelio car j’ai reçu ce roman grâce à l’opération Masse Critique, et je trouve super de laisser la possibilité à chaque lecteur de recevoir un livre gratuitement pour le critiquer même s’il n’a pas beaucoup de visibilité sur les réseaux.


Pour cette occasion, j’ai relu “Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers” dont ma chronique est déjà disponible. “Aristote et Dante plongent dans les eaux du monde” est la suite du tome sorti en 2017.


J’avais bien aimé le tome 1, mais j’avais eu du mal à accrocher avec le personnage d’Aristote qui est très solitaire, a un comportement que je ne comprenais pas beaucoup et énormément de mal à communiquer. J’ai été tellement surprise de découvrir un Aristote complètement changé ici !


L’histoire reprend juste après la fin du tome précédent. Aristote a accepté son amour pour Dante, mais maintenant il va falloir qu’il arrive à vivre avec le fait d’être gay. Il sait que le regard des autres peut être très mauvais par rapport à cela, mais il sait aussi qu’il a besoin de pouvoir compter sur des gens. Il va s’appuyer sur ses parents, les Quintana, ses nouveaux amis et évidemment Dante. Etre un adolescent est déjà pas facile, mais être un adolescent dont l’orientation sexuelle est considérée comme un crime par certaines personnes l’est encore moins.

On a un changement radical ici qui se voit beaucoup par la narration. Dans “Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers”, l’histoire était surtout à base de dialogues très courts, quasiment pas de descriptions. Ici, on a moins de dialogue, plus de texte. Et cela s’explique par le nouveau Aristote qu’on découvre.

Comme il le dit lui-même, il a grandi, dans le tome 1 c’était un gamin qui voyait tout de manière négative, pensait être mieux seul et avait l’impression que ses parents ne le comprenait pas. Mais dans cette suite, c’est devenu un homme, il réfléchit, prend conscience des autres et de leurs sentiments, et prend conscience de ses erreurs de jugement. Et là j’ai accroché avec lui. Je l’ai adoré. J’ai adoré le voir essayer de changer pour devenir une personne meilleur. Evidemment tout ne se fait pas en un seul coup, mais petit à petit il s’ouvre au monde, laisse les autres le découvrir et va à la rencontre de ces personnes qui tiennent à lui. Ici ce n’est plus seulement Aristote et Dante; c’est Aristote, Dante, leurs amis et leurs parents. On a une dynamique de groupe tellement agréable.


Au niveau de l’histoire, on n’a pas énormément d’action, c’est plus de la réflexion sur l’adolescence, sur l’amitié, sur l’homosexualité, sur les parents. Aristote et Dante s’aiment, mais ils ne peuvent pas le montrer car le regard des gens serait trop dur. Déjà qu’aujourd’hui quand tu es homosexuel tu peux te faire tabasser, alors dans les années 80 les mentalités étaient encore pires. On a également le sujet du sida qui est énormément abordé, car c’est dans cette période là qu’il est apparu, et d’abord chez les homosexuels ce qui a accentué le rejet envers eux.

Je regrette juste que certains passages ne me paraissaient pas du tout réalistes, notamment plusieurs qui se déroulaient au lycée.


En conclusion, une suite que l’auteur n’avait pas prévu au début mais qui finalement m’a fait accroché énormément avec Aristote qui devient mature et ouvert aux autres. Un roman avec plus de réflexion. Le style d’écriture est très poétique.






Quelques citations du roman :


“Partout où j’allais, les gens avaient un avis sur l’amour. Les mères, les pères, les professeurs, les chanteurs, les poètes, les écrivains, les amis. C’était comme l’air. Comme l’océan. Comme le soleil. Comme les feuilles d’un arbre en été. Comme la pluie après la sécheresse. C’était le chant délicat d’une rivière. Et le fracas des vagues contre le rivage un jour de tempête. L’amour était la cause de toutes nos batailles. L’amour était notre raison de vivre et de mourir. L’amour était au cœur des rêves qui peuplaient nos nuits. L’amour, c’était l’air que nous respirions à notre réveil. La torche qui illuminait notre voyage à travers les ténèbres. L’amour nous permettait de quitter notre terre d’exil pour rejoindre le pays des autres hommes.”


“- Maman, pourquoi personne ne m’a dit que ça fait si mal d’aimer ?”


“Tout ça était si nouveau. J’avais l’impression de renaître. Vivre l’existence qui était désormais la mienne, c’était comme plonger dans l’océan après n’avoir fait que barboter dans une piscine. Il n’y a jamais de tempête dans une piscine.”


“Oui, bien sûr que les mots permettent de se comprendre. Mais ils peuvent aussi faire tout le contraire. Les mots ne sont pas parfaits.”


“Ma mère, c’est une femme forte, fantastique et courageuse. Si mon amour pour toi doit faire de ma vie un combat, alors j’ai une sacrée veine de pouvoir partir à la guerre à  ses côtés.”


“- Les enterrements, ça compte plus que les mariages. Les gens ne se souviendront pas que tu es venu au mariage de leur fils, mais si tu n’assistes pas à l’enterrement de leur mère, ça ils ne l’oublieront pas. Ils seront profondément blessés que tu ne te sois pas tenu à leur côté au moment où ils en avaient le plus besoin. Et puis, les funérailles ne servent pas seulement à pleurer les mots ; elles visent aussi à célébrer leur vie.”


“Chaque être humain - chacun d’entre nous - est comme un pays. Il peut choisir de s’entourer de murs pour maintenir les autres à distance, ne jamais les laisser entrer, ne jamais laisser personne admirer les trésors qu’il cache en lui. Derrière ces murs, il mènera une vie malheureuse et solitaire. Mais il peut aussi choisir de distribuer des visas, de permettre aux autres de visiter son pays pour découvrir toutes ses richesses. Nul ne devrait dissimuler sa douleur et le courage dont il fait preuve pour survivre. Laisser les autres entrer en soi, les laisser découvrir son pays, c’est la clé du bonheur.”


“- Parfois, t’aimer me rend malheureux. Et parfois, t’aimer me rend très, très heureux.”


“- Je ne suis pas un loisir.

- Exact. Un mec comme toi, c’est du boulot.

- Faux. Pour ton information, j’appartiens à la catégorie des plaisirs.”


“Les amis, c’est comme ça. Ils sont tous différents. Et chacun d’entre eux sait quelque chose que les autres ignorent. Sans doute que ce secret qu’on partage avec chacun, c’est l’essence même de l’amitié.”


“Parfois, les mots prenaient beaucoup de place. Je me demandais s’ils ne privaient pas le monde d’un trop d’oxygène.”


“Le bonheur. Le chagrin. Les sentiments sont instables. La tristesse, la joie, la colère, l’amour. Comme l’univers s’y est t-il pris pour inventer ces émotions et les déposer dans le cœur des humains ?”


“Les filles ont un truc que les mecs n’ont pas - et qu’ils n’auront jamais. Elles sont géniales. Peut-être qu’un jour, au lieu de chercher sans cesse à prouver qu’ils sont de vrais durs à cuir, les mecs finiront par s'intéresser à l’attitude des femmes, et peut-être même par se comporter un peu plus comme elles. Wahou, ça, ça serait incroyable.”


“Il m’a embrassé et je l’ai embrassé à mon tour. Que l’univers nous voie. Que le ciel nous voie. Que les nuages qui défilent nous voient. Il m’a embrassé. Que les plantes du désert nous voient. Que les saules du désert, les montagnes au loin, les lézards, les serpents et les oiseaux du désert nous voient. Je l’ai embrassé Que le sable du désert nous voie. Que vienne la nuit ; que les étoiles puissent voir ces deux jeunes hommes qui s’embrassent.”


dimanche 5 juin 2022

Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers - Benjamin Alire Saenz

 Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers


informations :

Auteur : Benjamin Alire Saenz

Editeur : pocket jeunesse

Genre : romance lbgt

Prix : 17,90€ / 7,95€

Nombre de pages : 444

Existe en format poche ? : oui

Temps de lecture (pour moi) : 1 journée


Résumé :

Ari, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n'ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais... C'est donc l'un avec l'autre, et l'un pour l'autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l'univers.

Notes :

Originalité : 3/5

Addiction : 5/5

Personnages : 4/5

Plume de l’auteur : 4/5


Globale : 4/5


Mon avis :


“Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers” peut s’apparenter à une romance, mais c’est surtout une histoire sur l’adolescence, les remises en question, la découverte de sa sexualité, l’amitié,... C’est attachant et addictif.


On suit le point de vue d’Aristote, un jeune garçon de quinze ans qui n’a pas vraiment d’ami et qui se sent mieux seul. Il se sent différent, n’a pas les mêmes centres d’intérêts que les autres garçons de son âge qu’il ne comprend d’ailleurs pas. Et puis, il trouve qu’avoir quinze ans, ça craint grave.

Mais en début de cet été il fait la rencontre de Dante à la piscine qui lui propose de lui apprendre à nager. Au-delà du fait que leurs prénoms matchent parfaitement, Aristote et Dante vont devenir de meilleurs amis. Leur amitié va les amener à vouloir déceler les secrets de l’univers, et surtout se comprendre. 


C’est très particulier comme roman, surtout au niveau de la narration. On a des chapitres extrêmement courts, composés à 70% de dialogues et avec très peu de descriptions. Les dialogues ne sont eux-mêmes pas très réalistes. Mais cela donne un aspect très rythmé à l’histoire ce qui fait qu’on a du mal à poser le roman car les pages se tournent toutes seules. Et de cette manière on se retrouve à la dernière page sans avoir vu le temps défiler.


J’ai bien aimé les personnages même si je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher à eux. Ils ont un côté très particulier, c’est ce qui fait leur charme et en même temps je ne comprenais pas souvent notre personnage d'Aristote au comportement imprévisible. Dante est plus joyeux et semble plus sûr de lui que son ami, mais on sent que derrière il a besoin de la présence de son ami qui compte tant pour lui. Dante m’a semblé très sensible.

On voit aussi beaucoup les parents des deux garçons. Aristote a notamment beaucoup de mal avec son père qui est très renfermé et secret à cause de la guerre qu’il a faite et qui l’a traumatisé. Ce comportement ressemble beaucoup à celui d’Aristote qui garde les choses pour lui et a énormément de difficultés avec la communication, même si cette absence de lien avec son géniteur semble lui manquer. Et ce qui lui manque encore plus, c’est le fait que personne ne lui parle de son grand frère qui est en prison depuis plusieurs années. 


On suit nos personnages sur deux étés, où on découvre leur rencontre, plusieurs événements qui vont bouleverser leur amitié, leur quête de leur identité, les étapes importantes de l’adolescence,... 

Il ne se passe pas des choses surprenantes, on a un récit plutôt fidèle sur des instants de vie que des adolescents de leur âge pourraient expérimenter. 


En conclusion, ce roman traite de plusieurs sujets tournant autour de l’adolescence en suivant deux jeunes garçons et leur découverte de la vie. La structure de l’histoire avec des chapitres très courts et énormément de dialogues rendent le tout très rythmé, même si ça ne fait pas toujours très réaliste. Un très bon roman qui se lit d’une traite.


jeudi 2 juin 2022

bilan lectures mai

 bilan de mes lectures du mois de mai


Hello, je vous retrouve pour mon joli bilan du mois de mai ! Avec la fin de mon année scolaire, je suis assez contente d’avoir pu lire 14 romans dont plusieurs coups de coeur !


Eon et le douxième dragon de Alison Goodman

Ma note globale : 2,5/5

Ma chronique : ici


Eona et le collier des dieux de Alison Goodman

Ma note globale : 3/5 

Ma chronique : ici


Campus drivers (T1 - supermad) de C.S Quill

Ma note globale : 4,5/5

Ma chronique : ici


Campus drivers (T2 - bookboyfriend) de C.S Quill

Ma note globale : 4,5/5

Ma chronique : ici


Campus drivers (T3 - crashtest) de C.S Quill

Ma note globale : 3,5/5

Ma chronique : ici


Sorcery of thorns - Margaret Rogerson de C.S Quill

Ma note globale : 5/5

Ma chronique : ici


Qui ment ? de Karen McManus 

Ma note globale : 3,5/5

Ma chronique : ici


Josh + Hazel ou comment ne pas tomber amoureux de Christina Lauren

Ma note globale : 5/5

Ma chronique : ici


Swimming pool de Sarah Crossen

Ma note globale : 4/5

Ma chronique : ici


Masques de Patricia Briggs

Ma note globale : 3/5

Ma chronique : ici


L’épreuve du loup de Patricia Briggs

Ma note globale : 3,5/5

Ma chronique uniquement sur mon compte Babelio @emelivres


Starway to heaven de Delinda Dane 

Ma note globale : 5/5

Ma chronique : ici


Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers de Benjamin Alire Saenz

Ma note globale : 4/5

Ma chronique : ici