mercredi 22 décembre 2021

Vous reprendrez bien un peu de magie pour Noël ? - Carène Ponte

 Vous reprendrez bien un peu de magie pour Noël ?


informations :

Autrice : Carène Ponte

Editeur : Fleuve éditions

Prix : 17,90€

Nombre de pages : 280 pages

Existe en format poche ? : non (mais ça devrait sortir d’ici l’année prochaine chez Pocket)

Temps de lecture (pour moi) : moins d’une journée


Résumé :

Victoria Delmas, trente-cinq ans, dirige d'une main de fer son agence de publicité. Dans son quotidien réglé comme une horloge, aucune place n'est laissée à l'improvisation, et encore moins aux relations humaines qu'elle considère comme une perte de temps pure et simple.

Jusqu'à un matin de décembre où sa vie bascule. Renversée par un bus, Victoria sombre dans le coma et atterrit dans un... centre de réhabilitation de Noël ! Cette mystérieuse organisation lui propose un marché : pour se voir accorder une seconde chance, elle devra se racheter auprès d'une personne qu'elle a fait souffrir par le passé, et ce avant le 26 décembre, minuit.

Une mission qui risque de lui donner du fil à retordre. Car si Victoria excelle dans son métier, nouer des liens avec ses semblables n'est pas son fort.

Mais s'il y a bien un moment de l'année où l'on peut espérer un miracle, c'est à Noël !

Notes :

Originalité : 4/5

Addiction : 5/5

Personnages : 3,5/5

Plume de l’autrice : 4/5


Mon avis :

J’ai gagné ce roman grâce à un concours, et ce fut pour moi l’occasion de découvrir la plume de Carène Ponte ! De ce que j’ai vu, elle n’en est pas à sa première comédie de Noël.


Dans cette histoire-ci, on découvre avec un double point de vue Victoria et Dakota. 

Victoria est une femme ambitieuse, acharnée et obnubilée par la réussite. Poussée depuis toujours par son père à réaliser un sans faute, elle ne vit que pour le travail, entraînant avec elle tous les employés de son entreprise VDAdversing (agence de publicité). Toute seconde de son planning doit être utile à quelque chose, et il est hors de question qu’elle ou l’un de ses employés se concentre sur autre chose que la réussite de l’entreprise. Alors tout le monde peut bien oublier la magie de noël, les repas en famille, le père noël secret dans l’entreprise : pas question de se perdre en futilité.

A côté de cela, on rencontre Dakota, l’inverse totale de Victoria. Elle a malheureusement perdu ses deux parents étant jeune, et c’est donc par ses grands-parents que son frère et elle ont été élevés. Depuis, il ne lui reste que Mounette, sa grand-mère, dont elle s’occupe le plus possible, surtout depuis que cette dernière est atteinte d’une démence…  Dakota travaille de nuit pour une radio : elle anime une émission où les gens ayant besoin de conseils l’appellent pour lui demander de l’aide… Et parmi ses fidèles auditeurs, il y a Sacha qui appelle souvent…

Elles n’ont jamais été amies, c’est même plutôt le contraire, Victoria a été durant les années lycée une garce avec Dakota et son frère Austin. Alors maintenant qu’elle a eu un accident de bus, qu’elle a appris que si elle veut continuer de vivre elle doit faire une bonne action avant le 26 décembre, Victoria a décidé de se faire pardonner auprès de Dakota. Mais un simple pardon ne semble pas être satisfaisant…


Bon, franchement je ne sais pas si la chronique sera très longue, car le roman lui-même est assez court avec ses moins de 300 pages. Mais malgré cette petite taille, il est rempli d’humour et d’une belle morale !


Dès le début, j'ai été amusée par le caractère de tyran de Victoria. Son comportement paraît tellement insensé que ça en est amusant. Je veux dire, envoyer un mail de menace à une de ses employées parce qu’elle a osé mettre la photo de son chien qui vient de décéder sur son bureau alors que Victoria souhaite zéro distraction dans l’espace de bureau… Faut le faire pour être aussi timbré. 

Et puis même, sa réaction quand elle découvre la mission bizarre qui l’attend est drôle. Elle ne semble absolument pas perturbée par le fait que sa vie ne tient que par un pacte qu’elle doit respecter dans les délais… Au contraire, elle sort des répliques pour critiquer l’aspect visuel de la brochure, et la communication avec les dirigeants de l’entreprise. Bref, un sacré caractère cette Victoria.

Victoria est le bon cliché de la personne à qui on n’a pas transmis la magie de Noël. Elle ne voit aucun intérêt à tout ce qui entoure noël, et pourtant quand elle se retrouve dans une famille qui célèbre cette fête avec amour et joie, elle retrouve cette âme d’enfant qui n’a pas eu l’occasion de vivre réellement le bonheur de cette période de l’année…

C’est donc au sein de la famille de Dakota qu’elle se détache petit à petit de ce comportement d’obnubilée du travail. En même temps, ça se comprend : difficile de résister à la pureté de Dakota, au charme d’Austin, et au côté déjanté de la grand-mère.

    La grand-mère est clairement le personnage phare de cette histoire. Elle est drôle, pétillante et donne de belles leçons de vie. Ses répliques sont géniales.


Contrairement à ce que je pensais, ce roman ne parle quasiment pas de romance. Elle est présente, mais clairement le sujet principal c’est l'importance de la famille. 


Ce qui est dommage avec ce roman, c’est qu’il est très court, franchement en même pas quatre heures il est fini. Alors c’est bien parce qu’on va directement au but, c’est vraiment une lecture sans prise de tête, mais en même temps c’est dommage car l’histoire n’est pas trop approfondie. En même temps, je me dis que c’est possiblement le but recherché, une histoire de noël qui se lit d’une traite sans se perdre en descriptions et futilités. 

La plume de Carène Ponte est fluide, simple, se dévore toute seule sans difficulté. J’ai adoré les petites notes de l’auteur qu’elle rajoute de temps en temps, ça m’a beaucoup amusée…


En conclusion, une lecture parfaite si vous cherchez une histoire good feeling de noël, qui vous fera rire tout en vous touchant. 


lundi 20 décembre 2021

bilan des coups de cœur livresques 2021

 bilan des coups de cœur livresques 2021



Ce livre qui m’a fait rire :

L’anti-lune de miel de Christina Lauren


Ce livre qui a brisé mon coeur :

Nos faces cachées de Amy Harmon (une relecture, mais toujours aussi émouvante)


Ce personnage coup de coeur :

Lila dans la saga Shades of magic de V.E Schwab, elle est badasse comme pas possible, j’adore !


Ce livre qui m’a emportée dans un univers incroyable :

Le faiseur de rêves de Laini Taylor, cette duologie est incroyable


Ce livre qui a failli me faire faire un arrêt cardiaque :

La faucheuse de Neal Shusterman… Cet auteur n’a aucun scrupule à faire du mal aux meilleurs personnages


Ce personnage secondaire que j’ai adoré : 

Nikolai dans Grisha de Leigh Badurgo, il est parfait


Cette romance qui a réchauffé mon petit coeur :

The sun is also a star de Nicola Yoon, c’est un roman tellement doux, tellement mignon


Ce livre dont la plume m’a conquise : 

La vie invisible d’Addie Larue de V.E Schwab, juste WHAOU



samedi 18 décembre 2021

De tous nos coeurs - Tracy Brogan

 De tous nos coeurs


AVIS AUX LECTEURS : Si jamais vous avez lu ma chronique ou les autres que j'ai écrites, pouvez vous laisser un petit commentaire ? J'ai du mal à savoir si des gens lisent ce que j'écris ou pas, car beaucoup de vues apparemment sur mes chroniques mais aucun retour... Bonne lecture :)

informations :

Autrice : Tracy Brogan

Editeur : J’ai lu

Prix : 4,99€

Nombre de pages : 307 pages

Existe en format poche ? : oui 

Temps de lecture (pour moi) : 2 jours


Résumé : 

Delaney Masterson, célèbre vedette de la télé-réalité, fuit la douce Californie pour le glacial Michigan : la diffusion d'une sex-tape lui a infligé une terrible humiliation médiatique. Elle est pourtant tout sauf l'écervelée que dépeignent les paparazzis ! Elle décide de se faire oublier et loue une bicoque loin du monde, à Bell Harbor. Dans ce refuge idéal, elle attend que cesse l'agitation des journalistes. Jusqu'au jour où elle découvre un homme nu dans sa douche ! Qui est ce Grant Connelly qui prétend être le propriétaire des lieux ? Visiblement un grossier personnage avec lequel Delaney n'envisage pas du tout de passer le reste de sa vie...


Notes :

Originalité : 1,5/5

Addiction : 5/5

Personnages : 4/5

Plume de l’auteur : 4/5


Mon avis :

En commençant ‘De tous nos coeurs’ je ne savais pas à quoi m’attendre car j’avais vu très peu d’avis sur ce roman. Est-ce que cette romance d’hiver (parce que je me suis rendue compte après coup que cette histoire se passait en janvier en non à noël :( ) allait me plaire ou ne pas me convaincre ?

Pour ma plus grande joie, j’ai adoré cette histoire !


On découvre Delaney Masterson, une célébrité de vingt-sept ans qui fuit les paparazzis. Delaney a une famille connue, qui tourne une télé-réalité sur ses parents et ses deux soeurs. Mais un ancien petit-ami à elle a sorti une sex-tape d’eux deux prise à son insu.


Honteuse et ne voulant surtout pas réagir à tout cela, elle a préféré fuir Los Angeles et se terrer au fin fond des Etats-Unis le temps que toute cette histoire se tasse.


C’est à Bell Harbor qu’elle trouve la maison parfaite. Elle paye six mois de loyer en liquide à la propriétaire pour éviter de lui révéler son identité, et c’est sous le nom de Elaine Masters qu’elle se fait connaître.


Sauf que quelques jours plus tard, elle retrouve un homme nu en train de se doucher dans sa salle de bain. Il se présente comme étant Grant Connelly, le propriétaire de cette maison et semble aussi étonné que Delaney. La personne qui a loué la maison à notre célébrité n’est d’autre que la mère de Grant. Ce dernier étant parti de la ville depuis des années, ils ne s’attendaient pas à son retour… Mais voilà le problème c’est que la mère de Grant n’a plus l’argent liquide du loyer qui permettrait à Delaney de se trouver un nouveau logement… Commence donc une cohabitation entre les deux copropriétaires de la maison.


J’ai découvert le spitch de l’histoire au fil des pages n’ayant pas lu le résumé, et quel plaisir ! J’ai beaucoup aimé ce vers quoi partait l’histoire. Déjà le quiproquo énorme m’a beaucoup amusé. Les deux protagonistes se retrouvent dans une situation farfelue où les deux veulent rester dans cette habitation qu’ils considèrent comme la leur.


J’ai beaucoup aimé Delaney. J’avais peur en découvrant que c’était une célébrité qu’elle soit présentée comme une fille qui ne sait pas vivre seule loin des caméras, ou une fille qui se prend de haut par rapport aux autres. Mais pas du tout. On comprend dès le début qu’elle est horrifiée par la situation dans laquelle elle se trouve à cause de son ex, mais elle se montre forte et essaie de gérer ses problèmes sans foncer dans le tas. Je l’ai trouvée touchante et courageuse.


Et puis le beau et adorable Grant. Rien à dire sur lui, il est parfait. Drôle, beau, protecteur : le genre de personnage de romance que j’adore ! 


Alors que Grant et Delaney cohabitent le temps de trouver une solution, un événement qui met en péril l’identité de Delaney survient, entraînant Grant et elle dans un voyage qui changera tout pour eux…


Vraiment, j’ai adoré l’histoire. J’étais à fond, j’avais tellement pas envie de lâcher le livre. J’ai été embarquée dans les aventures de Delaney et Grant, me demandant à chaque instant quand sa réelle identité serait découverte, rigolant beaucoup à l’humour de Grant, souriant à pleines dents lors des petites scènes trop adorables.


Pour une romance, je trouve qu’il y a pas mal de personnages secondaires qui sont assez présents et je les ai beaucoup aimés. Ils apportent de la joie et de la rigolade au roman.


La fluidité de l’histoire permet d’être embarqué avec les protagonistes. Même si l’histoire est racontée à la troisième personne, je me suis attachée sans problème aux personnages. 


Ce qui m’étonne en plus c’est que ce roman ne compte quasiment aucun lecteur sur babelio. Je veux dire, il n’est certes pas parfait, n’oubliant pas que c’est une bonne romance clichée de noël, l’écriture reste simple, mais il est prenant et facile à lire. Il mériterait d’avoir plus de lecteurs !


En conclusion, une très jolie romance à lire quand l’hiver s’installe, il y a de grande chance pour que vous vous attachiez à Delaney et Grant ! 


vendredi 17 décembre 2021

Sang famille - Michel Bussi

 Sang famille


AVIS AUX LECTEURS : Si jamais vous avez lu ma chronique ou les autres que j'ai écrites, pouvez vous laisser un petit commentaire ? J'ai du mal à savoir si des gens lisent ce que j'écris ou pas, car beaucoup de vues apparemment sur mes chroniques mais aucun retour... Bonne lecture :)

informations :

Auteur : Michel Bussi 

Editeur : presse de la cité / Livre de poche

Prix : 21,90€ / 8,40€

Nombre de pages : 592

Existe en format poche ? : oui

Temps de lecture (pour moi) : 2 jours


Résumé :

À bientôt 16 ans, Colin est un orphelin auquel il manque des pans entiers de son histoire. En retournant sur Mornesey, l'île qui l'a vu naître, l'adolescent compte bien combler cette mémoire amputée. C'est ici, entre le phare des Enchaînés et les ruines de l'abbaye Saint-Antoine, qu'il va croiser la silhouette qui bousculera toutes ces certitudes – figure familière et inconnue. Ce fantôme serait-il son père ? Lui aurait-on menti toute sa vie ? Car les secrets pullulent sur cette île de brigands. Des secrets pour lesquels on tue. Et Colin semble être au cœur de chacun d'entre eux. Un sans-famille au sang maudit...

Notes :

Originalité : 4/5

Addiction : 3,5/5

Personnages : 3/5

Plume de l’auteur : 3/5


Mon avis :

Colin est un orphelin de bientôt seize ans à la recherche de son histoire.


A six ans, ses deux parents sont morts. Ces derniers étaient archéologues sur l’île Mornesey avec des amis et de la famille à eux qu’ils avaient recrutés pour travailler sur les ruines de l’abbaye Saint-Pierre. Sauf que le père de Colin est par la suite mort d’un accident de bateau.


Alors, l’oncle et la tante de Colin qui travaillaient sur ce projet, l’ont récupéré chez eux. Puis sa mère est également décédée d’un accident de voiture. Le jeune Colin s’est donc retrouvé orphelin à six ans.


Dix ans plus tard, Colin repart sur Mornesey. Ayant trouvé une colonie de vacances de 15 jours qui se déroule sur l’île de son enfance, il voit cela comme un signe qu’il est temps pour lui de comprendre où il a vécu.


Vers la fin de son séjour, Colin croise un homme dans une fourgonnette. Il en est sûr : c’est son père ! Depuis toujours il est persuadé que son père est vivant, et maintenant il en a la preuve. Il ne lui reste plus qu’à le retrouver. Et pour cela, il peut compter sur Armand et Madi, deux jeunes de la colonie, pour le couvrir pendant ses fugues et lui donner des conseils.


Pendant ce temps, sur l’île, deux hommes de la prison se sont échappés. Cela fait la une des journaux et tous les touristes quittent l’île sans attendre. Le jeune Simon Casanova, qui a comme job d’été de vérifier la sécurité sur la voie publique, se prête à une enquête de son côté pour essayer de démêler cette affaire.


Comme d’habitude avec les livres de Bussi, j’ai été emportée dans l’intrigue. Le premier chapitre correspond à la fin du livre, quand le personnage principal est en danger. Puis trois pages après, on revient quelques jours en avant pour découvrir comment il en est arrivé là.


L’histoire est menée à double point de vue. Celui de Colin, le jeune orphelin, qui part à la recherche d’indices pour trouver son géniteur, et celui de Simon, qui veut comprendre les motivations de l’un des deux évadés de prison.


J’ai trouvé que cela donnait pas mal de rythme à l’histoire ce changement de point de vue à chaque fois. On ne cesse de rebondir entre deux histoires qui se passent sur la même île. Au départ elles semblent sans point commun, mais au fil des découvertes, on comprend que ce que découvre Simon est relié à ce que découvre Colin.


J’ai bien aimé les personnages. Colin prend beaucoup de décisions sur un coup de tête, mais en même temps cela se comprend qu’il veut retrouver son père après toutes ces années où on a fait que lui mentir.

J’ai trouvé que ses deux amis, Madi et Armand, n’étaient pas assez impliqués dans l’enquête. A part vers la fin du roman, le reste du temps ils ne font qu’écouter les découvertes de Colin.


De l’autre côté de l’histoire, on a aussi Simon qui est super motivé. Alors que son travail consiste seulement à vérifier que les vacanciers respectent les règles de l’île, il prend à coeur l’évasion des prisonniers. Il veut à tout prix comprendre la motivation de Valérino, à qui il ne restait que deux mois de prison avant d’être libéré, s’est échappé de prison avec l’autre homme qui a beaucoup plus de raisons de s’enfuir. Et surtout, pourquoi c’est le corps de l’autre prisonnier, que tout le monde pensait comme le cerveau de l’opération, qui est retrouvé et non celui du frêle et inoffensif Valérino…


Pour mener son enquête, Simon harcèle la secrétaire de la mairie, qui derrière ses courts refus, se porte bien au jeu. Surtout quand cela lui permet d’avoir des informations croustillantes pour le seul journaliste de l’île, Delpech, qui lui tourne autour seulement quand il cherche de quoi mettre à la une de son journal.


La fin m’a moins surprise que dans d'autres romans de Bussi, mais cela ne m’a pas empêché d’être à fond dans l’histoire. J’ai toujours du mal à lâcher les livres de cet auteur, surtout une fois arrivée aux cent dernières pages où l’intrigue commence à se démêler et explique enfin tout ce qu’on découvre au fil des pages.


En conclusion, un roman de Bussi qui a encore marché sur moi, bien que j’ai trouvé l’intrigue moins surprenante que dans d’autres de ces œuvres. Une histoire à double point de vue qui permet de faire le lien entre deux enquêtes menées par deux personnages présents sur Mornesey.


mardi 14 décembre 2021

Un hiver nommé désir - Ruby Jefferson

 Un hiver nommé désir


AVIS AUX LECTEURS : Si jamais vous avez lu ma chronique ou les autres que j'ai écrites, pouvez vous laisser un petit commentaire ? J'ai du mal à savoir si des gens lisent ce que j'écris ou pas, car beaucoup de vues apparemment sur mes chroniques mais aucun retour... Bonne lecture :)

informations :

Autrice : Ruby Jefferson

Editeur : J’ai lu

Prix : 4,99€

Nombre de pages : 4,99€

Existe en format poche ? : oui 

Temps de lecture (pour moi) : 1 jour


Résumé :

Alors qu'Amy se rend en Virginie pour un reportage, le GPS de sa voiture l'abandonne au milieu de nulle part avec un pneu crevé. Perdue dans les monts Allegheny sans réseau ni roue de secours, elle s'inquiète, d'autant que la neige et le froid s'invitent aux réjouissances. La jeune journaliste commence à perdre espoir lorsque les phares d'une voiture surgissent dans la nuit. Enfin, elle est sauvée ! Mais au moment où une grande ombre noire s'avance, Amy panique. Et si ce type à l'allure d'homme des bois qui lui propose son aide était un psychopathe ?


Notes :

Originalité : 0/5

Addiction : 2/5

Personnages : 1/5

Plume de l’auteur : 1/5


Mon avis :

“Un noël nommé désir” est première romance du mois de décembre. Je l’ai choisie elle car je me doutais que ça ne péterait pas trois pattes à un canard donc je voulais me réserver les meilleures lectures pour la suite, et j’ai eu raison.


On débute l’histoire en découvrant Amy, journaliste à Washington, venue faire un petit séjour en Virginie pour commencer le premier article sur sa nouvelle rubrique des femmes ayant lutté pour la cause féminine.

Sauf que voilà, en voulant rentrer à son hôtel, elle se rend compte trop tard que le GPS ne l’amène pas du tout au bon endroit. Elle se retrouve perdue au milieu de nulle part, sur une route déserte en pleine forêt inquiétante, alors qu’il commence à y avoir une tempête de neige et pour couronner le tout, son pneu crève. Sauf qu'évidemment, l’agence de location lui a passé une voiture sans pneu de secours. Perdue, en tenue stricte pas du tout adaptée au temps, à un endroit sans réseau et avec peu de chance que quelqu’un passe dans le coin.


C’est donc un miracle quand un automobiliste s’arrête. C’est Orson (perso j’ai lu ‘ourson’ tout le roman ça m’a perturbé), habitant du coin, qui s’arrête pour lui venir en aide bien que cela ne semble absolument pas lui faire plaisir. Ne pouvant pas laisser quelqu’un seul dans cette situation alors que c’est une zone complètement écartée de toute civilisation, il est obligé de la ramener chez lui avant que la neige empêche l’accès à sa maison.


Amy se retrouve donc chez un parfait inconnu, qui, alors que déjà elle se fait des scénarios de films d’horreur depuis leur rencontre, se révèle être une véritable armoire à glace aussi aimable qu’une porte de prison.


Faute de mieux, l’un et l’autre se retrouvent obligés de cohabiter jusqu’à que les routes soient praticables pour permettre à Amy de repartir.


Le spitch me tentait bien en bonne petite romance de noël. Mais déjà, première petite déception quand je me suis rendue compte que l’histoire se passait à Thanksgiving et pas à l’approche des fêtes. Mais bon, je me suis dis que ça pouvait passer puisqu’on avait le combo chalet dans la montagne + neige + homme des cavernes + animaux. 


Malheureusement, non. On débute avec beaucoup de clichés sur la citadine inconsciente, végétarienne, qui s’impose des régimes assez strictes, et donc bien se fait critiquer plus d’une fois par Orson pour cela (et on sent dans l’écriture que l’autrice fait passer son avis sur tout cela à travers la vision masculine). Mais en dehors de cela, j’ai bien aimé ce personnage féminin. Rousse aux cheveux de lionne, elle qui a l’habitude de se cacher derrière des tenues strictes et du fond de teint à foison pour cacher ses tâches de rousseur, elle se retrouve bien peinée perdue au fin fond de la montagne sans moyen pour cacher ses caractéristiques qu’elle n’apprécie pas.

Même Orson j’aurais pu beaucoup l’aimer s’il ne passait pas autant de temps buté à éviter cette jeune femme qui vit sous son toit.


En fait, je trouve vraiment qu’il y a de quoi faire une super romance, clichée, mais prenante. Pourtant, ça n’a pas pris.


L’histoire tourne beaucoup en rond pendant la moitié du roman. Les personnages s’évitent mutuellement et on a quasiment pas d'interaction entre eux. Et bien bam d’un coup aux trois quart du roman, romance et là tout va tellement vite que au bout de 20 minutes ils sont déjà aux surnoms d’amoureux alors que 40 minutes auparavant ils ne se supportaient toujours pas. Au bout d’une journée, après avoir passé quatre jours à se détester, ils sont déjà presque au mariage. Ce n’est pas très cohérent ce retournement de comportement soudain. J’aime bien quand les relations passent de la haine à l’amour, mais avec un minimum de transition au milieu. Là vraiment, à telle page ils n’échangent pas un mot, puis celle juste après il l’appelle ‘chérie’.


Et puis, rien n’est approfondi. Tout ce qui concerne le passé de nos deux personnages est balancé au lecteur comme une info banale entre deux descriptions. Cela paraît insignifiant dans l’histoire. Alors que franchement, ça aurait pu être intéressant d’avoir plus d’informations sur la relation entre Amy et son ex violent. Sur ce que cette relation lui fait craindre avec les autres hommes. Et plus s’appuyer sur ça que sur tous les films d’horreurs qu’elle a regardés pour expliquer ses scénarios de mort imminente qu’elle s’imagine à chaque fois qu’elle voit Orson avec un couteau à la main.


Ensuite, toute la découverte (si on peut appeler ça une découverte même de qui est réellement Orson (je ne vais pas vous le dire héhé, faut quand même vous laisser un peu de surprise si vous voulez lire cette histoire), et bien je n’ai pas trouvé cela intéressant, à part permettre de rajouter des pages au roman, ça ne rajoute rien à l’histoire en elle-même.


En plus, l’histoire se passe à la montagne, au milieu d’un paysage enneigé des plus romantiques. Mais y a quasiment rien qui se passe dehors, aucune scène terriblement adorable d’activité de complicité (genre une bonne bataille de neige, un tour en luge, une baignade dans un sauna sur la terrasse extérieure… enfin vous voyez le genre je pense).


Bref, si je peux donner un point positif ce sont les chatons et le chien que j’avais très envie d’avoir auprès de moi.


Enfin, je vais quand même évoquer le style de l’autrice. C’est particulier de raconter cette histoire à la troisième personne. Je suis rarement dérangée par les récits à la troisième personne, mais là ça fait vraiment impersonnel. On n’a pas l’impression de connaître Orson et Amy, on les survole avec cette narration qui ressemble à une simple caméra de surveillance qui décrit les actions des personnages. L’écriture de Ruby Jefferson ne m’a pas aidée à apprécier l’histoire, je n’ai pas trouvé cela prenant, je ne me suis pas sentie embarquée dans les montagnes de Virginie. Heureusement, le roman se lit rapidement, c’est écrit gros et l’histoire n’est pas longue donc même si ce n’est pas une lecture que je recommande, je suis quand même allée au bout.


En conclusion, moi qui revois à la baisse +++ mes attentes sur les romances de noël, parce que je veux juste du cul-cul la praline sous la neige, j’ai quand même réussi à être déçue. Après, l’histoire en elle-même se lit très vite, sans difficulté, mais elle ne touche pas le lecteur et n’est pas marquante pour 3 sous.




dimanche 5 décembre 2021

La vie invisible d'Addie Larue - V.E Scwhab

 La vie invisible d’Addie Larue



informations :

Autrice : Victoria E. Schwab

Editeur : Lumen

Prix : 17€

Nombre de pages : 696

Existe en format poche ? : non

Temps de lecture (pour moi) : 3 jours


Résumé :

Une vie dont personne ne se souviendra... Une histoire que vous ne pourrez plus jamais oublier...

Une nuit de 1714, dans un moment de désespoir, une jeune femme avide de liberté scelle un pacte avec le diable. Mais si elle obtient le droit de vivre éternellement, en échange, personne ne pourra jamais plus se rappeler ni son nom ni son visage. La voilà condamnée à traverser les âges comme un fantôme, incapable de raconter son histoire, aussitôt effacée de la mémoire de tous ceux qui croisent sa route.

Ainsi commence une vie extraordinaire, faite de découvertes et d'aventures stupéfiantes, qui la mènent pendant plusieurs siècles de rencontres en rencontres, toujours éphémères, dans plusieurs pays d'Europe d'abord, puis dans le monde entier. Jusqu'au jour où elle pénètre dans une petite librairie à New York : et là, pour la première fois en trois cents ans, l'homme derrière le comptoir la reconnaît. Quelle peut donc bien être la raison de ce miracle ? Est-ce un piège ou un incroyable coup de chance ?

Embarquée dans un voyage à travers les époques et les continents, poursuivie par un démon lui-même fasciné par sa proie... jusqu'où Addie ira-t-elle pour laisser sa marque, enfin, sur le monde 


Notes :

Originalité : 5/5

Addiction : 5/5

Personnages : 5/5

Plume de l’autrice : 5/5


Mon avis :

Après avoir entendu parler de ce fameux roman partout depuis sa sortie, je n’avais qu’une hâte c’était de me faire mon propre avis. Et quel chef d'œuvre ! 


Adeline est une jeune fille née en 1691 dans un petit village français du nom de Villon. C’est une enfant vive, pleine de rêves et d’ambitions, ce qui déplait beaucoup à sa mère. Addie refuse de se ranger, à 23 ans elle n’est toujours pas mariée. Elle préfèrerait finir comme Estelle, une dame qui vit dans la forêt et qui l’inspire par ses conseils et son mode de vie.


Mais voilà qu'un jour on la force. Il y a cet homme Roger, qui a déjà des enfants et dont la femme vient de mourir pendant l’accouchement d’une nouvelle progéniture. Alors Addie va l’épouser. Et elle sait qu’une fois que ce mariage aura eu lieu, sa vie ne sera qu’un enchaînement de jours la faisant passer du lit conjugal au lit de mort.

En dernière chance pour échapper à tout cela, Adeline va prier les anciens dieux comme le lui a appris Estelle : avec une offrande et surtout pas la nuit. Sauf qu’elle ne voit pas le jour décliner, et le dieu qui apparaît n’est d’autre que le diable. Mais Addie est désespérée, elle ne se voit pas retourner à ce mariage. Alors elle finit par accepter le pacte : elle devient libre et n’a aucune attache, mais en échange elle offre son âme au diable quand elle en aura marre de vivre.


Il ne faut pas oublier que c’est avec le diable qu’elle pactise. Et c’est en retournant chez elle qu’elle se rend compte de ce que lui coûte sa liberté et son immortalité : plus personne ne peut se souvenir d’elle. Dès qu’elle passe une porte ou que la personne s’endort, Adeline redevient une inconnue.


Malgré toute la souffrance que cela lui amène, Addie voit aussi les côtés positifs de l’immortalité et surtout elle ne veut pas donner satisfaction en octroyant son âme au diable, puisque c’est tout ce qu’il attend et la raison pour laquelle il lui a rendu la vie aussi difficile.


Mais tout change en 2014, trois cent ans après le début de sa malédiction, Addie fait la rencontre d’un garçon, Henry, libraire à New York, qui se souvient d’elle à leur deuxième rencontre. 


J’ai trouvé ce roman fabuleux. Dès les premières pages, j’ai été envoûtée par l’écriture poétique de Victoria Schwab . On rentre dans l’histoire de cette jeune fille forcée à se marier, on a de la peine pour sa situation. Et encore plus quand elle découvre les méfaits du pacte qu’elle a passé. Cela semble si difficile de passer autant d’années à vivre seule, car personne ne peut se souvenir de vous.


J’ai adoré Adeline. Elle est si forte, si intelligente, si courageuse. Ses premières années de vie de ‘fantôme’ sont une réelle épreuve, mais elle s’accroche, n’abandonne pas. Puis elle trouve des techniques pour survivre, pour manger, pour dormir à l'abri, mais aussi pour laisser une trace, ce qui est très important pour elle. Si on la prend en photo, son visage est flou, si elle essaye de casser quelque chose, l’objet se répare, ses traces de pas s’effacent derrière elle, son écriture disparaît des feuilles… Pourtant elle se rend compte qu’en inspirant les gens, en leur soufflant des idées, elle peut laisser une trace par l’art…


Après une centaine de pages, on rencontre enfin Henry, le personnage qui chamboule la vie invisible d’Addie. C’est un garçon perdu, qui a peur du temps qui passe et qui s’est fait briser le cœur il y a quelques mois. J’ai pris plaisir à le découvrir, à découvrir son histoire touchante mais aussi ses amis attachants. 


Comme pour Adeline, les autres personnages ne sont que éphémères, ils apparaissent le temps d’un chapitre puis disparaissent puisqu’ils ne peuvent plus se souvenir de l’héroïne…


Au cours du récit, on ne cesse d’osciller entre présent et passé. Entre quelques chapitres sur la rencontre entre Addie et Henry dans les rues de New York, on découvre l’histoire d’Adeline Larue. Comment tout a commencé en 1714, mais aussi comment elle a vécu les premières années post-pacte. Comment elle a trouvé des solutions à ses problèmes, comment elle s’est endurcie, comment elle a réussi à tirer avantage de sa situation. Comment elle ne cesse, d’année en année, de tenir tête au diable qui veut qu’elle abandonne, qu’elle souhaite arrêter de vivre cette vie où elle est perpétuellement oubliée. 

On découvre les gens qu’elle a aimés, qui l’ont aimé en retour mais à chaque fois seulement quelques heures. On découvre les artistes qu’elle a inspirés. On découvre les personnages de l’histoire et les événements qu’elle a vus et vécus.


Ce roman peut paraître dénué d’action. Et c’est vrai que sur 700 pages, on n’est pas pris dans une aventure pleine de risques. Mais personnellement, cela ne m’a pas dérangé. J’ai aimé cette écriture douce, fluide et poétique. J’ai été transportée dans cette histoire touchante et prenante. Je me suis laissée embarquer dans les relations qu’Addie vit avec tous ces gens aux profils différents. 


De plus, le livre est découpé en quelques parties, elles-mêmes composées de plein de chapitres. Cela donne un rythme intéressant à l’histoire qui fait qu’à chaque chapitre, on a envie d’enchaîner directement sur le prochain. 


En conclusion, un roman prenant grâce à sa plume envoûtante qui permet de découvrir l’histoire originale d’une jeune femme qui a pactisé avec le diable la rendant immortelle mais oubliable dès qu’on lui tourne le dos. J’ai été plongée dans ma lecture, et le fait qu’il n’y est pas beaucoup d’action ne m’a absolument dérangé.