mardi 14 décembre 2021

Un hiver nommé désir - Ruby Jefferson

 Un hiver nommé désir


AVIS AUX LECTEURS : Si jamais vous avez lu ma chronique ou les autres que j'ai écrites, pouvez vous laisser un petit commentaire ? J'ai du mal à savoir si des gens lisent ce que j'écris ou pas, car beaucoup de vues apparemment sur mes chroniques mais aucun retour... Bonne lecture :)

informations :

Autrice : Ruby Jefferson

Editeur : J’ai lu

Prix : 4,99€

Nombre de pages : 4,99€

Existe en format poche ? : oui 

Temps de lecture (pour moi) : 1 jour


Résumé :

Alors qu'Amy se rend en Virginie pour un reportage, le GPS de sa voiture l'abandonne au milieu de nulle part avec un pneu crevé. Perdue dans les monts Allegheny sans réseau ni roue de secours, elle s'inquiète, d'autant que la neige et le froid s'invitent aux réjouissances. La jeune journaliste commence à perdre espoir lorsque les phares d'une voiture surgissent dans la nuit. Enfin, elle est sauvée ! Mais au moment où une grande ombre noire s'avance, Amy panique. Et si ce type à l'allure d'homme des bois qui lui propose son aide était un psychopathe ?


Notes :

Originalité : 0/5

Addiction : 2/5

Personnages : 1/5

Plume de l’auteur : 1/5


Mon avis :

“Un noël nommé désir” est première romance du mois de décembre. Je l’ai choisie elle car je me doutais que ça ne péterait pas trois pattes à un canard donc je voulais me réserver les meilleures lectures pour la suite, et j’ai eu raison.


On débute l’histoire en découvrant Amy, journaliste à Washington, venue faire un petit séjour en Virginie pour commencer le premier article sur sa nouvelle rubrique des femmes ayant lutté pour la cause féminine.

Sauf que voilà, en voulant rentrer à son hôtel, elle se rend compte trop tard que le GPS ne l’amène pas du tout au bon endroit. Elle se retrouve perdue au milieu de nulle part, sur une route déserte en pleine forêt inquiétante, alors qu’il commence à y avoir une tempête de neige et pour couronner le tout, son pneu crève. Sauf qu'évidemment, l’agence de location lui a passé une voiture sans pneu de secours. Perdue, en tenue stricte pas du tout adaptée au temps, à un endroit sans réseau et avec peu de chance que quelqu’un passe dans le coin.


C’est donc un miracle quand un automobiliste s’arrête. C’est Orson (perso j’ai lu ‘ourson’ tout le roman ça m’a perturbé), habitant du coin, qui s’arrête pour lui venir en aide bien que cela ne semble absolument pas lui faire plaisir. Ne pouvant pas laisser quelqu’un seul dans cette situation alors que c’est une zone complètement écartée de toute civilisation, il est obligé de la ramener chez lui avant que la neige empêche l’accès à sa maison.


Amy se retrouve donc chez un parfait inconnu, qui, alors que déjà elle se fait des scénarios de films d’horreur depuis leur rencontre, se révèle être une véritable armoire à glace aussi aimable qu’une porte de prison.


Faute de mieux, l’un et l’autre se retrouvent obligés de cohabiter jusqu’à que les routes soient praticables pour permettre à Amy de repartir.


Le spitch me tentait bien en bonne petite romance de noël. Mais déjà, première petite déception quand je me suis rendue compte que l’histoire se passait à Thanksgiving et pas à l’approche des fêtes. Mais bon, je me suis dis que ça pouvait passer puisqu’on avait le combo chalet dans la montagne + neige + homme des cavernes + animaux. 


Malheureusement, non. On débute avec beaucoup de clichés sur la citadine inconsciente, végétarienne, qui s’impose des régimes assez strictes, et donc bien se fait critiquer plus d’une fois par Orson pour cela (et on sent dans l’écriture que l’autrice fait passer son avis sur tout cela à travers la vision masculine). Mais en dehors de cela, j’ai bien aimé ce personnage féminin. Rousse aux cheveux de lionne, elle qui a l’habitude de se cacher derrière des tenues strictes et du fond de teint à foison pour cacher ses tâches de rousseur, elle se retrouve bien peinée perdue au fin fond de la montagne sans moyen pour cacher ses caractéristiques qu’elle n’apprécie pas.

Même Orson j’aurais pu beaucoup l’aimer s’il ne passait pas autant de temps buté à éviter cette jeune femme qui vit sous son toit.


En fait, je trouve vraiment qu’il y a de quoi faire une super romance, clichée, mais prenante. Pourtant, ça n’a pas pris.


L’histoire tourne beaucoup en rond pendant la moitié du roman. Les personnages s’évitent mutuellement et on a quasiment pas d'interaction entre eux. Et bien bam d’un coup aux trois quart du roman, romance et là tout va tellement vite que au bout de 20 minutes ils sont déjà aux surnoms d’amoureux alors que 40 minutes auparavant ils ne se supportaient toujours pas. Au bout d’une journée, après avoir passé quatre jours à se détester, ils sont déjà presque au mariage. Ce n’est pas très cohérent ce retournement de comportement soudain. J’aime bien quand les relations passent de la haine à l’amour, mais avec un minimum de transition au milieu. Là vraiment, à telle page ils n’échangent pas un mot, puis celle juste après il l’appelle ‘chérie’.


Et puis, rien n’est approfondi. Tout ce qui concerne le passé de nos deux personnages est balancé au lecteur comme une info banale entre deux descriptions. Cela paraît insignifiant dans l’histoire. Alors que franchement, ça aurait pu être intéressant d’avoir plus d’informations sur la relation entre Amy et son ex violent. Sur ce que cette relation lui fait craindre avec les autres hommes. Et plus s’appuyer sur ça que sur tous les films d’horreurs qu’elle a regardés pour expliquer ses scénarios de mort imminente qu’elle s’imagine à chaque fois qu’elle voit Orson avec un couteau à la main.


Ensuite, toute la découverte (si on peut appeler ça une découverte même de qui est réellement Orson (je ne vais pas vous le dire héhé, faut quand même vous laisser un peu de surprise si vous voulez lire cette histoire), et bien je n’ai pas trouvé cela intéressant, à part permettre de rajouter des pages au roman, ça ne rajoute rien à l’histoire en elle-même.


En plus, l’histoire se passe à la montagne, au milieu d’un paysage enneigé des plus romantiques. Mais y a quasiment rien qui se passe dehors, aucune scène terriblement adorable d’activité de complicité (genre une bonne bataille de neige, un tour en luge, une baignade dans un sauna sur la terrasse extérieure… enfin vous voyez le genre je pense).


Bref, si je peux donner un point positif ce sont les chatons et le chien que j’avais très envie d’avoir auprès de moi.


Enfin, je vais quand même évoquer le style de l’autrice. C’est particulier de raconter cette histoire à la troisième personne. Je suis rarement dérangée par les récits à la troisième personne, mais là ça fait vraiment impersonnel. On n’a pas l’impression de connaître Orson et Amy, on les survole avec cette narration qui ressemble à une simple caméra de surveillance qui décrit les actions des personnages. L’écriture de Ruby Jefferson ne m’a pas aidée à apprécier l’histoire, je n’ai pas trouvé cela prenant, je ne me suis pas sentie embarquée dans les montagnes de Virginie. Heureusement, le roman se lit rapidement, c’est écrit gros et l’histoire n’est pas longue donc même si ce n’est pas une lecture que je recommande, je suis quand même allée au bout.


En conclusion, moi qui revois à la baisse +++ mes attentes sur les romances de noël, parce que je veux juste du cul-cul la praline sous la neige, j’ai quand même réussi à être déçue. Après, l’histoire en elle-même se lit très vite, sans difficulté, mais elle ne touche pas le lecteur et n’est pas marquante pour 3 sous.




dimanche 5 décembre 2021

La vie invisible d'Addie Larue - V.E Scwhab

 La vie invisible d’Addie Larue



informations :

Autrice : Victoria E. Schwab

Editeur : Lumen

Prix : 17€

Nombre de pages : 696

Existe en format poche ? : non

Temps de lecture (pour moi) : 3 jours


Résumé :

Une vie dont personne ne se souviendra... Une histoire que vous ne pourrez plus jamais oublier...

Une nuit de 1714, dans un moment de désespoir, une jeune femme avide de liberté scelle un pacte avec le diable. Mais si elle obtient le droit de vivre éternellement, en échange, personne ne pourra jamais plus se rappeler ni son nom ni son visage. La voilà condamnée à traverser les âges comme un fantôme, incapable de raconter son histoire, aussitôt effacée de la mémoire de tous ceux qui croisent sa route.

Ainsi commence une vie extraordinaire, faite de découvertes et d'aventures stupéfiantes, qui la mènent pendant plusieurs siècles de rencontres en rencontres, toujours éphémères, dans plusieurs pays d'Europe d'abord, puis dans le monde entier. Jusqu'au jour où elle pénètre dans une petite librairie à New York : et là, pour la première fois en trois cents ans, l'homme derrière le comptoir la reconnaît. Quelle peut donc bien être la raison de ce miracle ? Est-ce un piège ou un incroyable coup de chance ?

Embarquée dans un voyage à travers les époques et les continents, poursuivie par un démon lui-même fasciné par sa proie... jusqu'où Addie ira-t-elle pour laisser sa marque, enfin, sur le monde 


Notes :

Originalité : 5/5

Addiction : 5/5

Personnages : 5/5

Plume de l’autrice : 5/5


Mon avis :

Après avoir entendu parler de ce fameux roman partout depuis sa sortie, je n’avais qu’une hâte c’était de me faire mon propre avis. Et quel chef d'œuvre ! 


Adeline est une jeune fille née en 1691 dans un petit village français du nom de Villon. C’est une enfant vive, pleine de rêves et d’ambitions, ce qui déplait beaucoup à sa mère. Addie refuse de se ranger, à 23 ans elle n’est toujours pas mariée. Elle préfèrerait finir comme Estelle, une dame qui vit dans la forêt et qui l’inspire par ses conseils et son mode de vie.


Mais voilà qu'un jour on la force. Il y a cet homme Roger, qui a déjà des enfants et dont la femme vient de mourir pendant l’accouchement d’une nouvelle progéniture. Alors Addie va l’épouser. Et elle sait qu’une fois que ce mariage aura eu lieu, sa vie ne sera qu’un enchaînement de jours la faisant passer du lit conjugal au lit de mort.

En dernière chance pour échapper à tout cela, Adeline va prier les anciens dieux comme le lui a appris Estelle : avec une offrande et surtout pas la nuit. Sauf qu’elle ne voit pas le jour décliner, et le dieu qui apparaît n’est d’autre que le diable. Mais Addie est désespérée, elle ne se voit pas retourner à ce mariage. Alors elle finit par accepter le pacte : elle devient libre et n’a aucune attache, mais en échange elle offre son âme au diable quand elle en aura marre de vivre.


Il ne faut pas oublier que c’est avec le diable qu’elle pactise. Et c’est en retournant chez elle qu’elle se rend compte de ce que lui coûte sa liberté et son immortalité : plus personne ne peut se souvenir d’elle. Dès qu’elle passe une porte ou que la personne s’endort, Adeline redevient une inconnue.


Malgré toute la souffrance que cela lui amène, Addie voit aussi les côtés positifs de l’immortalité et surtout elle ne veut pas donner satisfaction en octroyant son âme au diable, puisque c’est tout ce qu’il attend et la raison pour laquelle il lui a rendu la vie aussi difficile.


Mais tout change en 2014, trois cent ans après le début de sa malédiction, Addie fait la rencontre d’un garçon, Henry, libraire à New York, qui se souvient d’elle à leur deuxième rencontre. 


J’ai trouvé ce roman fabuleux. Dès les premières pages, j’ai été envoûtée par l’écriture poétique de Victoria Schwab . On rentre dans l’histoire de cette jeune fille forcée à se marier, on a de la peine pour sa situation. Et encore plus quand elle découvre les méfaits du pacte qu’elle a passé. Cela semble si difficile de passer autant d’années à vivre seule, car personne ne peut se souvenir de vous.


J’ai adoré Adeline. Elle est si forte, si intelligente, si courageuse. Ses premières années de vie de ‘fantôme’ sont une réelle épreuve, mais elle s’accroche, n’abandonne pas. Puis elle trouve des techniques pour survivre, pour manger, pour dormir à l'abri, mais aussi pour laisser une trace, ce qui est très important pour elle. Si on la prend en photo, son visage est flou, si elle essaye de casser quelque chose, l’objet se répare, ses traces de pas s’effacent derrière elle, son écriture disparaît des feuilles… Pourtant elle se rend compte qu’en inspirant les gens, en leur soufflant des idées, elle peut laisser une trace par l’art…


Après une centaine de pages, on rencontre enfin Henry, le personnage qui chamboule la vie invisible d’Addie. C’est un garçon perdu, qui a peur du temps qui passe et qui s’est fait briser le cœur il y a quelques mois. J’ai pris plaisir à le découvrir, à découvrir son histoire touchante mais aussi ses amis attachants. 


Comme pour Adeline, les autres personnages ne sont que éphémères, ils apparaissent le temps d’un chapitre puis disparaissent puisqu’ils ne peuvent plus se souvenir de l’héroïne…


Au cours du récit, on ne cesse d’osciller entre présent et passé. Entre quelques chapitres sur la rencontre entre Addie et Henry dans les rues de New York, on découvre l’histoire d’Adeline Larue. Comment tout a commencé en 1714, mais aussi comment elle a vécu les premières années post-pacte. Comment elle a trouvé des solutions à ses problèmes, comment elle s’est endurcie, comment elle a réussi à tirer avantage de sa situation. Comment elle ne cesse, d’année en année, de tenir tête au diable qui veut qu’elle abandonne, qu’elle souhaite arrêter de vivre cette vie où elle est perpétuellement oubliée. 

On découvre les gens qu’elle a aimés, qui l’ont aimé en retour mais à chaque fois seulement quelques heures. On découvre les artistes qu’elle a inspirés. On découvre les personnages de l’histoire et les événements qu’elle a vus et vécus.


Ce roman peut paraître dénué d’action. Et c’est vrai que sur 700 pages, on n’est pas pris dans une aventure pleine de risques. Mais personnellement, cela ne m’a pas dérangé. J’ai aimé cette écriture douce, fluide et poétique. J’ai été transportée dans cette histoire touchante et prenante. Je me suis laissée embarquer dans les relations qu’Addie vit avec tous ces gens aux profils différents. 


De plus, le livre est découpé en quelques parties, elles-mêmes composées de plein de chapitres. Cela donne un rythme intéressant à l’histoire qui fait qu’à chaque chapitre, on a envie d’enchaîner directement sur le prochain. 


En conclusion, un roman prenant grâce à sa plume envoûtante qui permet de découvrir l’histoire originale d’une jeune femme qui a pactisé avec le diable la rendant immortelle mais oubliable dès qu’on lui tourne le dos. J’ai été plongée dans ma lecture, et le fait qu’il n’y est pas beaucoup d’action ne m’a absolument dérangé.


jeudi 18 novembre 2021

Tag - la rentrée

Tag - La rentrée



 Salut booskta ! 


Je reviens pour un petit tag livresque trouvé sur le compte de @vikinglecteur et qui porte sur la rentrée (oui je suis carrément à la bourre dans mes posts je le sais).


Le prof d’histoire - un roman historique ou fantaisy passionnant 

Un de mes romans préférés sur la seconde guerre mondiale : Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre de Ruta Sepetys. Quelle merveille qui brise le cœur tout au long de la lecture…


Le prof de français - La plus qui te touche le plus 

Celle de Clémentine Beauvais. J’ai lu peu de romans/traductions d’elle, mais le peu que j’ai découvert c’est incroyable, et j’ai hâte de lire plus de ses œuvres…


Le prof d’anglais - un livre en VO qui tu affectionnes

Je lis peu en VO, mais celui que j’aime beaucoup c’est Holding up the universe de Jennifer Niven, car c’est le premier roman que j’ai réussi à lire sans trop difficulté et j’étais trop fière de moi en lisant la traduction française car j’ai pu voir que j’avais bien compris l’histoire.


Le prof de sciences - Un livre aux magnifiques descriptions

Le faiseur de rêves de Laini Taynor. C’est une de mes dernières lectures et les descriptions dans ce roman m’ont complètement amenée dans cet univers merveilleux.


Le prof d’EPS - un roman qui te donne de l’énergie, qui te motive

Ma lecture actuelle : L’anti-lune de miel de Christina Lauren. Cette romance est tellement amusante que ça redonne la patate.


Le prof d’arts plastiques - le plus beau livre de ta bibliothèque

J’en possède tant qui sont magnifiques… Pour n’en citer qu’un je dirais Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs car l’objet livre est splendide, entre la couverture et les images qui accompagnent la lecture, ça met dans une ambiance incroyable.


Le prof de musique - le roman le plus rythmé/musical

Clairement Maybe someday de Colleen Hoover, le sujet principal est la musique.


J’espère que ce tag vous aura plus ! 


jeudi 11 novembre 2021

Ma raison de respirer (tome 3) - Rebecca Donovan

 Ma raison de respirer

(Tome 3)

(conseil : ne pas lire si vous n’avez pas lu les tomes 1 et 2)

informations :

Autrice : Rebecca Donovan

Editeur : Pocket Jeunesse

Prix : 18,90€ / 8,90€

Nombre de pages : 

Existe en format poche ? : oui

Temps de lecture (pour moi) : 4 jours


Résumé :

– J'ai absolument besoin de sauter.

– Pourquoi ?

– Parce que je n'arrive plus à respirer.

Deux ans après avoir brisé le cœur d'Evan, Emma ne parvient pas à l'effacer de sa mémoire. Quand un carton plein de souvenirs ressurgit, l'armure d'Emma se fissure. Toutes ses émotions passées reviennent l'assaillir. Pour oublier, elle devient accro à l'adrénaline. Soirées, alcool, garçons : rien ne semble pouvoir combler ce vide qui la consume. Jusqu'à une rencontre décisive, qui bouleversera toutes ses certitudes...


Notes :

Originalité : 1/5

Addiction : 4/5

Personnages : 3,5/5

Plume de l’autrice : 3,5/5


Mon avis :

Après avoir bien aimé le premier tome, mais moins accroché avec le second, je ne savais pas quoi m’attendre avec ce final. Et je trouve qu’il rattrape la catastrophe qu’était le tome précédent bien qu’il est loin d’être parfait.


Après avoir tout quitté sur un coup de tête pour arrêter de faire souffrir Evan, on retrouve notre personnage d’Emma presque deux ans après à la fac. 

Elle a continué sa vie : elle est en prépa médecine (même si on ne la voit jamais travailler), elle vit en colocation avec trois autres filles, et elle garde contact avec sa meilleure amie Sara partie étudier en France.


Mais malgré ce semblant de vie normale, Emma est morte à l’intérieur.

Elle n’a aucune motivation pour vivre. C’est tout juste si elle survit. Elle enchaîne les actions périlleuses qui lui donnent la sensation, le temps de quelques secondes, d’être vivante.


Emma se met donc à aller en soirée. Elle boit beaucoup, se met à embrasser n’importe qui, fait des plongeons dangereux, se baignent dans une mer au mois d’avril…


Bref, elle est dangereuse pour elle-même. D’autant plus quand une terrible nouvelle la ramène à Weslyn. Malgré le soutien infaillible de Sara, Emma sombre complètement : revoir Evan lui brise le cœur.


Bon, comme vous l’aurez compris ce n’est pas la joie pour notre petite Emma. Ces deux dernières années ont été un enchaînement de journées moroses. Heureusement qu’elle a de super coloc’ qui lui apportent de la joie.


J’ai beaucoup aimé ces trois filles : Séréna, Meg et Peyton. Aux caractères très différents, elles protègent toutes Emma d’une manière ou d’une autre. Même sans avoir Sara dans les parages, Emma est super bien entourée et je trouve qu’elle n’en prend pas assez confiance.

Je suis même déçue qu’on ne les voit pas tant que cela car elles apportent de la nouveauté à l’histoire.


On a aussi l’arrivée de Cole. C’est un garçon qui s’intéresse beaucoup à Emma, mais le contraire n’est pas réciproque avant un moment. Je l’ai bien aimé, mais il ne servait pas à grand chose : dès que l’autrice n’avait plus besoin de lui, elle l’a fait disparaître de l’histoire. 


Quant à Emma, je suis toujours mitigée sur elle… Je ne comprends toujours pas son départ précipité de Weslyn alors qu’elle aurait pu trouver une meilleure solution. Je trouve aussi que ses tendances suicidaires sont assez égoïstes : elle a l’impression d’être seule et de ne mériter personne, pourtant elle est entourée de tellement de gens qui l’aiment. Mais en même temps j’ai préféré son honnêteté (il était temps qu’elle en ait) et le fait qu’elle prend conscience de ses erreurs.


Evan met un peu de temps à revenir dans l’histoire, mais une fois qu’il y est il est en permanence présent. Cela fait du bien car dans le second tome il est pas mal effacé à cause de l’arrivée de Jonathan. Il me semble tellement courageux d’essayer d’obtenir des réponses auprès d’Emma sans la détester malgré tout le mal qu’elle lui a fait. Sur les trois tomes, c’est un personnage constant dans sa perfection : trouver quelqu’un comme Evan, y a pas plus adorable et compréhensif que lui.


L’histoire se lit toujours facilement. Je lisais rapidement les chapitres, mais en même temps je n’étais pas non plus à fond : je n’avais pas hâte de revenir dans l’histoire.


Déjà j’ai eu du mal avec le changement de point de vue. Cela m’a plu d’avoir celui d’Evan, mais le fait qu' on alterne en permanence entre le sien et celui d’Emma sans indication de qui sait est très dérangeant. J’étais souvent perdue. Il aurait été plus simple de faire un chapitre par personnage.

Ensuite, j’avais aussi de la difficulté à me faire à une certaine coïncidence : genre comme de par hasard les nouveaux amis d’Emma partent en vacances dans une maison presque voisine à celle des amis d’enfance d’Evan. 


Dans tous les cas, ce tome conclut plutôt bien cette trilogie. J’espère que Emma va enfin pouvoir être heureuse dans sa vie, parce que bon jusque là c’est juste un enchaînement de malheurs et de problèmes qui lui tombent dessus.


En conclusion, un dernier tome qui m’a plu, mais qui manque de peps et avec une héroïne qui mériterait d’être un peu plus heureuse après tout ce qu’elle a vécu… Heureusement Evan est toujours là pour remonter la note !


dimanche 7 novembre 2021

Cette chanson-là - Sarah Dessen

 Cette chanson-là


informations :

Autrice : Sarah Dessen

Editeur : Pocket Jeunesse

Prix : 16€ / 7,95€

Nombre de pages : 416 

Existe en format poche ? : oui

Temps de lecture (pour moi) : 2 jours


Résumé :

Rompre avant que l'autre ne le fasse, telle est la philosophie de Julie en matière de garçons. Alors pourquoi ne parvient-elle pas à appliquer sa devise avec Damien ? Il est brouillon, impulsif et, pire que tout, musicien comme son père. Ce père qu'elle n'a jamais connu et qui lui a écrit une chanson célèbre avant de disparaître : "This Lullaby", qu'elle écoute quand elle a le cœur serré.

Julie serait-elle en train de découvrir ce dont parlent toutes les chansons d'amour ?


Notes :

Originalité : 1/5

Addiction : 2/5

Personnages : 1/5

Plume de l’autrice : 3/5


Mon avis :

Julie est une jeune fille qui s’apprête à vivre son dernier été avant l’entrée à la faculté. Plusieurs choses sont au programme :

-organiser le (cinquième) mariage de sa mère

-quitter son petit-ami actuel

-profiter de l’été avec ses trois meilleures amies


Julie a un grave problème avec l’amour : pour elle, tout est une question mathématique. Un couple a des phases : au début ils sont en mode “trop génial, mon compagnon / ma compagne est si parfaite”. Puis ils se rendent compte des défauts de l’autre après quelques semaines. Et c’est vers ce moment-là que Julie quitte ses copains.


Ce pessimisme envers l’amour lui vient notamment de ce qu’elle voit de sa mère. Cette dernière a vécu plusieurs mariages, qui ont tous fini en divorce. D’ailleurs ni Julie, ni son grand frère ne croient en l’amour éternel entre leur mère et son nouveau copain.


De plus, Julie n’a jamais connu son père. Ce dernier est parti en apprenant l’arrivée de ce nouveau bébé. Depuis, il est décédé, mais avant de mourir il a écrit la seule chanson qui le fera connaître et qui parle de sa fille. 


Alors l’une des règles de Julie est aussi de ne pas sortir avec des musiciens. Sauf que voilà, depuis le début de l’été y a ce garçon nouveau en ville, Damien, qui lui tourne autour et qui est persuadé qu’ils sont faits l’un ou l’autre. Damien est membre d’un petit groupe de musique.


J’ai toujours du mal avec les livres de Sarah Dessen parce qu’ils me semblent trop proches de la réalité. Les personnages me semblent trop basiques, trop ‘humains’. J’aime les romances passionnées, les personnages brisés et les rebondissements. Or dans chacun des livres de cette autrice que j’ai pu lire, ce n’est jamais ce qui arrive. Alors, forcément cela me perturbe. Parce que j’ai l’impression qu’il me manque quelque chose dans ma lecture.


Julie par exemple, me semble assez agaçante. Son comportement anti-amour m’a fait lever les yeux au ciel plus d’une fois. Mais en même temps, cela la rend plus humaine, ses réactions peuvent sembler appropriées pour une jeune femme qui voit sa mère divorcer et se remarier en permanence. D’ailleurs, malgré le fait qu’elle ait hâte d’avoir son indépendance et qu’on attende plus son aide à la maison, Julie montre un grand amour envers sa mère.


Sa mère est écrivaine de romances. Des vraies romances passionnées, à l’opposé de ce en quoi Julie croit. Et pourtant, elle montre un réel intérêt et du soutien pour le travail de sa mère.


On rencontre aussi son frère. Ancien fouteur de trouble, après avoir fait un peu de prison il s’est calmé et ‘rangé’. Désormais en couple et fou amoureux d’une femme, il a un comportement assez moralisateur envers la vision de l’amour de sa petite soeur. J’aurais bien aimé en apprendre plus sur ce personnage, sur ce qu’il a vécu et comment il a remonté la pente. Parce qu’en fin de compte, on ne le voit pas tant que cela.


Julie passe avant tout du temps avec ses trois meilleures amies aux caractères très différents. Je trouve que même ces personnages-là, qui pourtant m’ont paru dans les premiers chapitres prendre une place importante, sont finalement assez peu présentes et surtout peu approfondies.


Enfin, l’autre personnage principal est évidemment Damien. J’ai eu un peu de mal à le cerner. Et comme Julie, je ne m’y suis pas attachée du tout. Loin de tous les personnages masculins romantiques ou badboys que l’on rencontre habituellement dans les romances, Damien est simplement un garçon qui veut faire de la musique son métier, qui vit avec ses amis dans un appartement délabré et mal entretenu et qui fait la collection des photos ratées des gens qui les impriment à son job d’été (surtout les femmes dénudés et les hommes en mauvaise posture).


J’aurais eu plus de facilité avec les personnages s'il y avait vraiment une romance entre eux. Parce qu’on ne dirait pas. Tout se passe vite, mais en même temps il ne se passe rien.


En plus, un des thèmes de l’histoire est la musique. Notamment le groupe de Damien qui tente de percer. Mais je ne les prenais pas au sérieux. Déjà parce que dans leur comportement, on dirait simplement une bande d’adolescents crasseux qui ne savent pas s’occuper d’eux-mêmes. Et surtout la musique qu’ils écrivent pour se faire connaître parle d’une patate. Une PATATE. Je croyais que c’était une blague au début, mais pas du tout. Les paroles n’ont aucun sens, ressemblent à une chanson pour enfant. Mais on nous la présente comme un tube qui enjaille tout le monde.


Après, comme toujours avec les romans de Sarah Dessen, l’histoire se lit très vite et sans difficulté. Heureusement d’ailleurs, parce que il me fallait une motivation pour aller au bout vu que je n’ai pas accroché avec l’intrigue et avec les personnages.


En conclusion, un roman qui s’annonce comme une romance mais qui ne m’a absolument pas conquise. Des personnages non approfondis et pas touchants pour 2 sous qui m’ont laissé perplexe, de même que l’histoire qui ne nous amène nulle part. Heureusement, le style est fluide et on arrive rapidement à la fin.


dimanche 31 octobre 2021

Un avion sans elle - michel bussi

 Un avion sans elle


Informations :

Auteur : Michel Bussi

Editeur :Presse de la cité / livre de poche

Prix : 22€ / 7,95€

Nombre de pages : 575

Existe en format poche ? : oui

Temps de lecture (pour moi) : 3 jours


Résumé :

23 décembre 1980. Un crash d'avion dans le Jura. Une petite libellule de 3 mois tombe du ciel, orpheline. Deux familles que tout oppose se la disputent. La justice tranche : elle sera Émilie Vitral. Aujourd'hui, elle a 18 ans, la vie devant elle mais des questions plein la tête. Qui est-elle vraiment ?

Dix-huit ans que Crédule Grand-Duc, détective privé, se pose la même question. Alors qu'il s'apprête à abandonner, la vérité surgit devant ses yeux, qu'il referme aussitôt, assassiné.

Il ne reste plus à Émilie qu'un vieux carnet de notes, des souvenirs, et Marc, son frère, pour découvrir la vérité...

Notes :

Originalité : 5/5

Addiction : 3,5/5

Personnages : 2/5

Plume de l’auteur : 4/5


Mon avis :

Encore un Bussi coché sur la liste de ceux que j’ai lus. Mais malheureusement pas mon préféré.


L’histoire est celle d’une miraculée. Un enfant d’à peine trois mois qui a survécu au crash d’un avion en décembre 1980 sur le mont Terrible, à la frontière entre la Suisse et la France.

Sur près de 200 passagers, cette enfant a été la seule retrouvée vivante, à quelques mètres de la carcasse du véhicule enflammé.


Sauf que cette enfant, deux familles se la disputent. En effet, deux petites filles d’environ cet âge étaient dans l’avion : Lyse-Rose de Carville et Emilie Vitral.


Malheureusement rien ne permet de savoir laquelle des deux est la rescapée. Aucun indice, aucune photo, aucun signe distinctif ne penche vers une des deux familles. Il est donc difficile de choisir au hasard chez qui la laisser, c’est quand même de la vie d’un enfant dont on parle. Alors, ce qui permet de la mettre dans l’humble famille Vitral n’est que ses yeux bleus (aucun des Carville n’a cette couleur, mais est-ce réellement un point sur lequel on peut se baser ?) et surtout l’absence de gourmette à son poignet....


Alors celle surnommée Lylie (contraction entre Lyse-Rose et Emilie) vit avec son frère Marc (qui était resté en France donc non présent dans l’avion) chez ses grand-parents Vitral.


Mais à dix-huit ans elle reçoit une sorte d’héritage : le détective privé Crédule Grand-Duc embauché par la grand-mère de Carville lui lègue un cahier dans lequel il a rédigé toute son enquête. En effet, pendant dix-huit ans il a cherché une preuve permettant de prouver si oui ou non c’était bien Emilie qui a survécu.

A la veille de l’anniversaire de Lylie, son contrat avec les Carville s’arrêtant, Crédule décide de mettre fin à sa vie car il n’a toujours pas de réponse, et il compte donner le cahier à la jeune fille. Mais quelques secondes avant de se tirer une balle dans la tête, un détail dans le journal ayant relaté les horreurs de ce 23 décembre 1980 lui donne la réponse à toute cette enquête… 


Lylie reçoit bien le cahier de Crédule pour son anniversaire. Après l’avoir lu, elle le passe à son frère Marc en lui demandant à son tour de découvrir son histoire, avant de disparaître dans la nature…


Je trouve le pitch de l’histoire super bien, et vraiment bien mené. Dès le début on nous prend les tripes dans l’histoire. Le fait de savoir au bout de quelques pages que le détective a trouvé la solution mais qu’il a été assassiné juste après, ça donne envie de tout sauter pour arriver à la fin du livre (j’ai réussi à me retenir de la faire).


Et puis l’histoire de cette enfant, seule survivante d’un crash d’avion, c’est terrible et tellement touchant. Surtout que même après ce malheur, elle ne saura jamais réellement qui elle est vraiment.


Au cours de l’histoire, on voit beaucoup de points de vue, mais surtout celui de Marc, le frère d’Emilie. Il découvre l’enquête folle de Crédule Grand-Duc en espérant que cela lui permettra de comprendre où est partie Emilie et pourquoi. 


Marc est attendrissant. Il tient beaucoup à sa sœur, d’une manière même parfois dérangeante car on comprend bien qu’il espère que ce ne soit pas réellement sa sœur qui a survécu au crash. 

C’est à travers ses réactions que l’on découvre le contenu du journal de Crédule Grand-Duc. On suit donc avec le personnage du présent, tout ce qui s’est passé au cours des dix-huit années précédentes. Que ce soit en termes d’avancée de l’enquête, mais aussi de ce qu’il s’est passé dans les familles de Carville et Vitral.


Je trouvais intéressant de découvrir l’enquête petit à petit. Mais en même temps, il y avait beaucoup de longueurs. Crédule se perdait souvent en détails, et divaguait sur des choses qui n’ont rien à voir avec son enquête. Du coup, il y a plusieurs moments où je levais les yeux au ciel parce que j’avais l’impression qu'on n'avançait pas. Même dans le déroulement de l’histoire, je trouvais ça long des fois, et c’est dommage parce que j’aurais préféré un roman plus court mais plus intense.


Au niveau de l’intrigue, elle est très prenante. On a directement envie de connaître la vraie identité de Lylie. Surtout que ça nous paraît improbable de ne pas pouvoir différencier deux enfants de deux familles différentes, mais l’auteur a l’air d’avoir pensé à tout pour expliquer l’impossibilité de savoir qui est réellement cet enfant.

Après, certaines révélations ont été pour moi assez prévisibles, mais la grosse majorité de ce que l’on apprend à la fin m’a surprise. J’ai retrouvé ce que j’aime avec les romans de Bussi : le fait d’avoir comme seule expression possible “mais nooooon” dans les cent dernières pages.


En conclusion, un roman de Bussi qui encore une fois donne envie de se plonger dedans. Malgré tout, j’ai trouvé dommage d’avoir souvent pas mal de longueur, et une partie de l’intrigue prévisible, pour le reste j’ai été comme d’habitude prise dans les révélations finales.